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La Villa Martel défend son droit au principe d'égalité devant la loi

État actuel
Visualisation après réhabilitation
LA VILLA MARTEL DÉFEND SON DROIT AU PRINCIPE D’ÉGALITÉ DEVANT LA LOI
Située sur un terrain privé depuis plus de 130 ans à Saint-Raphaël, cela fait près de 30 ans que la Villa Martel se bat pour obtenir l’autorisation de restaurer son toit soufflé provisoirement dans le cadre d’un tournage cinématographique à la suite de décisions administratives contestables et maintenues dans le temps.
Bien qu’attirant les convoitises tant privées que publiques, la Villa Martel devrait pouvoir bénéficier des mêmes droits et services publics que les autres administrés, conformément au principe d’égalité devant la loi.
Depuis plusieurs années, en réponse à nos demandes, l’administration a multiplié les décisions négatives, parfois sans motivation en négligeant systématiquement l’intérêt patrimonial du dossier sans engager à quelque moment que ce soit une véritable analyse contradictoire des éléments juridiques importants qui structurent ce dossier.
L’état actuel du site, l’historique complet et les documents justificatifs sont accessibles sur www.villamartel.com.
A regret, nous sommes contraints de reprendre la parole après ces mois d’engagements non tenus par l’administration durant lesquels il nous a été demandé de ne plus rien porter à la connaissance du public.
Les éléments développés ci-dessous sont documentés et vérifiables.
De nombreuses pièces complémentaires sont accessibles sur notre site.
D’autres publications, plus synthétiques, suivront dans les prochains jours concernant d’autres incohérences afin de permettre à chacun de se forger une opinion éclairée ; n’hésitez donc pas à suivre directement notre page.
UN INTÉRÊT PATRIMONIAL DEMONTRÉ
La Villa Martel n’est pas une bâtisse ordinaire.
Réhabiliter ce bâti existant, c’est préserver un témoin historique de la création de la route de la Corniche d’Or et reconnaître la contribution majeure d’Édouard-Alfred Martel à la valorisation du littoral de l’Estérel.
Ce dernier acquiert cette parcelle dès 1893. Il contribue activement à la création de la Corniche d’Or, inaugurée en 1903, allant jusqu’à céder une partie de son terrain pour permettre le tracé de la route.
La maison a traversé la guerre et survécu à son occupation par l’armée allemande et aux bombardements alliés.
Elle a été agrandie et remise en état sur permis de construire en 1957.
Un diagnostic patrimonial de 2025 complet a été établi par un architecte du patrimoine local, confirmant son intérêt historique et architectural.
À ce jour, l’administration persiste à refuser sans motivation réelle de prendre en compte cet intérêt patrimonial.
Comment faire reconnaître officiellement l’intérêt patrimonial du site lorsque les demandes d’analyse des éléments transmis demeurent sans réponse ?
Ce silence est d’autant plus étonnant que le Vice-Président de la Fédération historique de Provence a lui-même confirmé la réalité de cet intérêt patrimonial et soutenu sa prise en compte.
Préserver ce lieu, c’est également préserver une mémoire collective liée à la création même de la Corniche d’Or, comme en attestent les assemblées générales du Touring Club de France de 1899.
HISTORIQUE DU SORT INCOMPRÉHENSIBLE RÉSERVÉ A LA VILLA MARTEL
En octobre 1996, une autorisation administrative, sous réserve expresse de remise en état devant faire l’objet d’un constat par le service de l’urbanisme, a permis le tournage du film « Double Team » comportant une explosion ayant entraîné la disparition du toit.
Aucun accord du propriétaire de l’époque n’a pu être produit à ce jour, alors même que la propriété était en cours d’adjudication judiciaire, limitant la libre disposition du bien et encore moins son explosion.
Ce constat de remise en état n’a jamais pu être produit à ce jour malgré nos demandes.
Depuis lors la mairie soutient devant les tribunaux, et encore récemment via une publication du 27 juin 2025, que la dégradation du bâti — représentée principalement par la perte de son toit — résulterait d’une « usure du temps antérieure à 1992 », en dépit des éléments matériels précis déjà fournis et de la chronologie ci-dessous :
- Constat d’huissier pour l’adjudication de mai 1996, contenant des photos de la maison avec son toit ;
- Photographies et images satellites montrant la présence du toit entre 1992 et 1996 ;
- Emission d’une autorisation de tournage avec explosion fin 1996 provenant de la mairie.
La disparition de la toiture est donc postérieure à cette explosion de 1996.
Certes une décision juridictionnelle a été rendue en 2013 telle qu’évoquée dans la publication du 27 juin 2025 suscitée mais cette décision s’est bornée à tenir compte des affirmations de l’administration alors que ces dernières sont contredites par tout un ensemble de nouvelles preuves.
Il est incontestable aujourd’hui que ce n’est pas l’usure du temps avant 1992 qui a entrainé la destruction du toit mais le tournage cinématographique de 1996 et l’explosion magnifiée artificiellement exigée par le scénario.
Sans même revenir sur ces éléments et en prenant uniquement en compte l’état actuel du bâtiment, celui-ci ne peut pas être considéré comme une ruine contrairement aux affirmations de la mairie :
- Ses quatre murs porteurs sont en place et stables depuis près de 30 ans ;
- La volumétrie est précisément identifiable et vérifiable ;
- Le bâtiment a été maintenu sur son implantation historique, avec une emprise au sol inchangée.
Un expert judiciaire désigné en juillet 2025, à la demande de la mairie, conclut d’ailleurs lui-même à la réparabilité technique de l’ouvrage.
Un élément particulièrement troublant dans ce dossier reste le rapport du Commissaire du Gouvernement du 21 mai 1999 qui fait référence à un certificat d’urbanisme du 21 novembre 1997 provenant de la Mairie de Saint-Raphaël faisant état d’une « SHON reconstructible » et confirmant la « reconstructibilité du bâtiment détruit », pièce qui n’aurait pas initialement été fournie par l’administration dans le cadre de l’évaluation du prix de préemption initiée par la mairie en 1997. Ce rapport évoque clairement des « droits à construire ». Bien malheureusement ce certificat d’urbanisme ne peut être fourni par l’administration aujourd’hui.
Rappelons qu’en 2021, le Conseil d’État a pris un arrêt de principe dans lequel il pose qu’un bâtiment sans toiture ni planchers ne constitue pas une ruine dès lors que ses murs porteurs subsistent, et l’expertise judiciaire de 2025 confirme que le bâtiment est réparable, et donc qu’il existe. Cette décision a même abouti à une injonction directe par le même Conseil d’Etat, à la mairie d’Hyères, de délivrer le permis, ce qui a été fait.
Pourquoi, malgré ces éléments, nier encore la possibilité d’une réhabilitation ?
UNE « URGENCE » APRÈS TROIS DÉCENNIES ?
En juillet 2025, une procédure d’obligation de mise en sécurité urgente a été engagée par la mairie, et cela de manière inattendue et étonnante.
En effet :
- Aucun événement structurel nouveau sur place n’est intervenu depuis près de 30 ans.
- Aucun effondrement récent n’a été constaté.
- Aucun péril soudain et nouveau n’a pu être identifié.
L’état du bâtiment comme du terrain alentours est inchangé depuis la fin des années 1990.
On peut remarquer que cette procédure a été engagée en juillet 2025 juste après la mise en ligne d’une pétition et d’article en avril 2025 au sujet de la Villa Martel.
Cette chronologie interroge.
L’urgence invoquée est-elle technique… ou circonstancielle ?
SÉCURISER, DÉPOLLUER… MAIS SANS AUTORISATION DE RACCORDEMENTS AU RESEAU PUBLIC ?
La commune répète que la villa n’est reliée à aucun réseau public.
Pourtant, nos demandes formelles de raccordement à l’eau et à l’électricité ont été déposées selon les règles. Aucune réponse motivée n’a été apportée à ces demandes, ce qui a conduit à l’introduction d’un recours devant le tribunal administratif à la fois au fond et pour carence de réponse expresse.
Cette absence de réponse interroge au regard des principes fondamentaux du service public : obligation d’instruction, d’égalité de traitement des usagers et de motivation des décisions administratives.
Sans validation municipale, les concessionnaires des réseaux publics ne peuvent intervenir malgré leur confirmation que rien ne s’oppose techniquement à l’opération.
Or ces raccordements permettraient justement d’effectuer les travaux réclamés par la mairie afin :
- D’assurer une sécurisation réelle ;
- D’éviter les risques de départ de feux vers le massif de l’Estérel ;
- De mettre en place une surveillance active permettant de prévenir les squats ;
- D’engager une dépollution progressive de ce site situé en zone naturelle.
De ce fait, aujourd’hui :
La parcelle subit des dépôts sauvages réguliers.
Des déchets se déversent vers la zone maritime protégée en contrebas.
L’absence d’entretien accroît le risque incendie.
Il est donc clair que le maintien de la situation actuelle contribue à un impact environnemental négatif croissant.
En cas d’accident sur le site, alors même que les autorisations actuellement délivrées ne permettent pas une sécurisation complète et durable, l’administration assumera-t-elle sa responsabilité ? Cette question demeure également sans réponse, alors que sa responsabilité aurait des conséquences financières pour son budget et son financement par les contribuables de la commune.
DES CRITÈRES D’AUTORISATION ALÉATOIRES ET CHANGEANTS POUR SÉCURISER L’ACCÈS AU SITE ?
Notre projet de clôture déposé en juin 2024 et composé d’une grille de 2 mètres de hauteur a été validé par les Architectes des Bâtiments de France, mais refusé par l’administration en raison de cette hauteur.
Puis une clôture de chantier temporaire de 2 mètres type Héras a été demandée en septembre 2025 par l’urbanisme alors qu’ils nous avaient initialement refusé cette hauteur.
Or ce type de clôture mobile demeure particulièrement exposé en bordure de voirie, compte tenu des vents forts dans ce secteur et revêt à l’évidence un caractère dangereux.
À présent, en février 2026, au lieu d’une grille robuste, c’est un grillage souple de 2 mètres identique à celui qui avait déjà été testé en 2017 et n’avait tenu que quelques mois avant d’être vandalisée, qui est demandé par la mairie, que nous tenons à remercier d’avoir enfin accepté le principe même d’une clôture sans pour autant que les difficultés existantes soient réglées.
En effet, la Villa Martel se trouve aujourd’hui dans l’obligation de sécuriser l’accès au site sans disposer des autorisations et des moyens techniques permettant une sécurisation réellement efficace et durable.
RESTAURER POUR AMÉLIORER LE PAYSAGE
Les images actuelles montrent un bâtiment délabré, couvert de graffitis, en rupture esthétique avec le paysage remarquable de l’Estérel.
Notre projet de réhabilitation écologique du site est porté par un architecte qui a à cœur de respecter les plans de 1957 réalisés … par son propre grand-père, avec un maintien de la volumétrie habitable existante et une intégration harmonieuse dans l’environnement actuel et sans détonner avec les constructions voisines.
La réhabilitation supprimerait la dégradation visuelle actuelle du littoral varois par le simple fait d’une restitution fidèle des lieux à leur état historique.
ÉGALITÉ DEVANT LA LOI
Pour justifier les obstacles opposés depuis des années à tout projet de réhabilitation, la commune insiste sur le fait que la villa est située :
- En zone rouge du PPRIF ;
- Dans le site classé du massif de l’Estérel ;
- En dehors d’une zone urbaine.
Or ces protections imposent certes des règles exigeantes mais n’interdisent pas par principe toute intervention et en aucun cas l’entretien et le maintien en place d’une construction déjà existante, ce que demande simplement la Villa Martel.
Davantage, des constructions nouvelles ont même été autorisées dans le même secteur après 1997.\
Si de telles constructions nouvelles ont été juridiquement possibles dans ce périmètre classé, comment justifier qu’une restauration à la suite d’un sinistre consécutif à une autorisation administrative soit considérée comme impossible ? Etant rappelé que la Villa Martel n’est aucunement une ruine, et que cela est aujourd’hui encore frappant et non sérieusement contestable.
Le principe d’égalité devant la loi impose une application cohérente et constante des règles.
Un bien privé, même exceptionnel et convoité, doit bénéficier d’un examen objectif identique à tout autre bien situé dans le même périmètre.
UNE QUESTION DE RESPONSABILITÉ PUBLIQUE
Ce dossier n’est pas un simple contentieux de permis de construire.
Il suscite en effet de nombreuses questions, relatives à :
- La qualification juridique des faits ;
- La constance des critères appliqués ;
- La proportionnalité des mesures imposées ;
- L’égalité devant la loi ;
- La cohérence entre protection environnementale affichée et action concrète ;
- Le respect du droit de propriété ; ;
- La prise en compte réelle du patrimoine et de l’environnement.
Dans notre République, la limitation des mandats présidentiels vise à éviter la concentration durable du pouvoir et à prévenir les dérives qui peuvent en résulter.
Au plan local, cette limitation n’existe pas. Mais si les citoyens sont redevables envers ceux qui s’investissent dans la vie publique, et si les auteurs de la présente page sont conscients de ce qui est effectué par l’ensemble des maires depuis des années, ces derniers doivent toujours demeurer au service de l’intérêt général et de l’égalité des droits des citoyens face à la loi.
INFORMEZ-VOUS. PARTAGEZ. AGISSEZ.
Si vous pensez que :
- Restaurer vaut mieux que laisser se dégrader ;
- Protéger l’environnement suppose d’agir concrètement ;
- Le patrimoine mérite une analyse équitable ;
- Les règles doivent s’appliquer de manière identique à tous ;
Alors :
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